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Splendeur d’octobre 1915-1916

Splendeur d’octobre 1915-1916

Tom Thomson, Splendeur d’octobre (Opulent October), 1915-1916

Huile sur toile, 54 x 77,3 cm

Collection particulière, Thornhill, Ontario

Comme tous ses collègues, Thomson est inspiré par l’automne – le Canada paré de ses plus beaux atours. Ses interprétations de cette saison varient énormément, allant d’une approche d’esprit cubiste à des galaxies de feuilles dansant dans un monde de couleur, comme dans le cas présent.

 

Art Canada Institute, Tom Thomson, Étude pour « Splendeur d’octobre », 1915
Tom Thomson, Étude pour « Splendeur d’octobre », 1915, huile sur bois, 17,2 x 24,1 cm, collection particulière.

L’esquisse à l’huile dont est issue Splendeur d’octobre contraste étonnamment avec la grande toile finale, ce qui témoigne du progrès considérable de Thomson en tant qu’artiste. Dans le tableau, Thomson reprend seulement la composition de base de l’esquisse et recrée tous les détails. Cette transposition d’une esquisse modeste en une toile aux tons, aux couleurs et à la lumière complètement différents marque une avancée importante sur le plan de la méthode et du résultat. Le tableau nous donne la mesure de la prodigieuse évolution du talent de Thomson.

 

Thomson se sert d’une douzaine de ses quelque 400 petites esquisses pour exécuter de grandes toiles, de sorte que ces nombreuses petites huiles constituent une catégorie complètement différente de celles exécutées par la plupart des membres du Groupe des Sept. En effet, Lawren Harris (1885-1970), A. Y. Jackson (1882-1974), J. E. H. MacDonald (1873-1932), Fred Varley (1881-1969) et Arthur Lismer (1885-1969) utilisent tous leurs esquisses comme point de départ pour réaliser leurs grandes huiles. Mais pas Thomson. Il veut que ses grandes toiles soient investies de la même intensité émotive que ses petits panneaux de bois exécutés sur le motif – une intensité pratiquement impossible à retrouver en atelier à Toronto des mois plus tard.

 

Dans ce tableau, cependant, et en lui-même en quelque sorte, Thomson trouve le moyen de remanier le sujet d’un tout petit croquis et de le traduire de manière vivante en une expérience intense à plus grande échelle. Une fois cette transposition réussie, il a le champ libre pour les deux œuvres majeures qui suivront de près : Le vent d’ouest (The West Wind), 1916-1917, et Le pin (The Jack Pine), 1916-1917.

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