Le vent d’ouest apporte des chinoiseries de porcelaine 1950

Le vent d’ouest apporte des chinoiseries de porcelaine 1950

Paul-Émile Borduas, Le vent d’ouest apporte des chinoiseries de porcelaine, 1950

Encre sur papier, 20,3 x 25,4 cm

Collection privée

Cette œuvre est un bel exemple d’aquarelle de 1950 chez Borduas. Le mot aquarelle n’est pas toujours à prendre au pied de la lettre, puisqu’il peut entrer de l’encre ou de la gouache dans ses aquarelles, comme c’est le cas ici. Borduas procède en deux temps. Utilisant un médium d’aquarelle très diluée, il distribue les masses principales sur la surface. Le séchage produit des concentrations de la couleur (rose, ocre, gris, noir); ensuite, il intervient à l’encre avec un pinceau fin pour marquer de lignes rouges les « porcelaines ». Il en résulte un traitement délicat de l’ensemble, parfaitement évoqué dans le titre.

 

Chaque aquarelle de 1950 joue ainsi avec un monde d’association d’idées et de formes. On ne s’étonne pas qu’elles se vendent bien lorsque Borduas ou le critique Robert Élie les exposent dans leurs domiciles respectifs en 1950, 1951 et 1952, et qu’elles soient souvent restées dans les collections privées.

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